Le chagrin et le deuil sont des réactions normales à la perte d’un être cher. Nous vivons ces expériences chacun et chacune à notre manière et à notre rythme.

Les émotions liées au deuil, bien que normales, peuvent parfois sembler accablantes ou déroutantes. Ces émotions peuvent comprendre les sentiments suivants :

  • Tristesse
  • Culpabilité
  • Anxiété
  • Colère
  • Solitude et isolement
  • Impuissance
  • Fatigue et vide
  • Choc
  • Soulagement

Le chagrin et le deuil peuvent affecter la pensée, le comportement ou la santé physique.
Les répercussions courantes du deuil comprennent :

  • Sentiment d’incrédulité
  • Pensées intrusives
  • Entendre ou voir des choses qui n’existent pas, surtout dans les premiers temps
  • Manque de sociabilité
  • Isolement ou repli sur soi
  • Pleurs
  • Changements dans l’alimentation ou le sommeil
  • Symptômes physiques tels qu’un manque d’énergie ou une sensation d’oppression dans la gorge ou la poitrine

Quand le chagrin persiste et nuit à la capacité de mener ses activités quotidiennes, ou si les hallucinations ou les sentiments de dépression et d’anxiété se maintiennent dans le temps, des professionnels de la santé peuvent offrir un soutien supplémentaire. La santé mentale peut être améliorée avec un soutien adapté.

Aider une personne en deuil

La famille et les amis peuvent éprouver des difficultés à parler de la perte et de la mort à un être cher endeuillé, de crainte de « commettre un faux-pas ». Lui faire savoir qu’on est disponible pour lui parler et l’écouter est l’une des façons d’apporter du soutien à une personne en deuil. Voici d’autres façons d’aider :

  • Reconnaître la perte et rester en contact. Bien qu’il soit parfois désagréable de parler de la mort ou de la perte d’un être cher, le fait de prendre des nouvelles d’une personne en deuil peut atténuer son sentiment de tristesse ou d’isolement.
  • Réfléchir à la meilleure façon de rester en contact. Chaque personne vit le chagrin et le deuil à sa manière et préférera différents moyens pour rester en contact. Par exemple, certaines personnes apprécieront une visite ou un appel téléphonique, tandis que d’autres trouveront cela pénible et préféreront les messages texte ou les courriels. Demandez à l’être cher en deuil comment il/elle préférerait que vous restiez en contact.
  • Donner de l’espace à votre proche. Faites-lui savoir que vous pensez à lui/elle et qu’il/elle peut répondre à votre message à sa convenance ou lorsque capable. Lui donner la possibilité de ne pas répondre peut atténuer son sentiment de culpabilité. Demandez-lui de définir l’espace dont il/elle a besoin pour respecter ses besoins tout en restant en contact afin d’atténuer son sentiment d’isolement.

Ressources supplémentaires

Si le sujet vous intéresse, nous vous recommandons les ressources suivantes :

  • Ce site Web composé de différents modules est une initiative du Portail palliatif canadien. Une des pages du site dément 10 mythes à propos du deuil.
  • Cet autre site Web réalisé par le Portail palliatif canadien explique comment parler aux enfants et aux adolescents de la maladie grave, de la fin de la vie et de la mort.
  • Le Portail palliatif canadien publie aussi un site Web conçu pour aider les jeunes à mieux vivre le deuil.

À Montréal, l’accompagnement au deuil est accessible par l’intermédiaire d’équipes de soins de santé primaires, d’équipes de soins de santé mentale des CLSC ou privées, ou de certaines organisations communautaires telles des résidences de soins palliatifs situées sur l’île de Montréal. Voici les liens à certaines de ces organisations :